Rouge Beauté œuvre pour le développement de micros-écoles d’arts appliqués à la production artisanale locale réalisée par les femmes à Madagascar. L’Association a choisi comme sites d’activité trois régions : la Haute Matsiatra, la Boeny et l’Analanjirofo pour y dispenser une formation artistique afin de développer la créativité. Son but est de mettre en valeur et de diversifier sensiblement la production artisanale locale afin d’en accroître la diffusion. Rouge Beauté vise l’autonomie financière de ces femmes qui pourront produire, dans la durabilité, un artisanat créatif et original au sein de structures légères.

r

r

jeudi 13 avril 2017

Forona à Fianarantsoa, satrana et raphia à Mahajanga, penja à Sainte Marie


Je suis arrivée depuis peu à Fianarantsoa, j'ai déjà rencontré les artisanes Rouge Beauté de Mahasoabe et de Andoabevava, malgré leurs productions très intéressantes, la situation n'a pas changé pour elles, il n'y a toujours pas de lieu de vente digne de ce nom à leur disposition. Que faire ?
Lors de ce séjour, je prépare aussi l'arrivée des artisanes Rouge Beauté de Sainte-Marie qui viendront faire un échange de savoir-faire avec celles de Mahasoabe en mai. En effet, la matière première qu'elles utilisent les unes comme les autres est un jonc, le forona pour Mahasoabe et le penja pour Ambatoroa à Sainte Marie.




La route, entre Ambohimahasoa et Fianarantsoa qui était dans un triste état depuis quelques années est en réfection, une très bonne nouvelle ! Par contre le taxi-brousse nous a offert les ennuis habituels, la jante de la roue gauche arrière s'est cassée, hé oui, cassée la jante ! Il faut dire qu'elle avait déjà été ressoudée... Heureusement que nous étions en côte et dans une ligne droite !!!



Quand j'ai quitté Mahajanga, tout allait bien à Rouge Beauté, lorsque je suis en déplacement nous sommes en contact permanent par téléphone et par Internet, dans ce domaine, les femmes ont beaucoup progressé grâce aux cours d'informatique que donne Niry tous les mercredis après-midi.




Les producteurs de raphia de la région de Mitsinjo nous ayant mis dans l'embarras en ne livrant pas le tonnage prévu cette année, nous sommes en train de négocier notre commande de raphia en gros pour la prochaine saison à Mariarano, petite commune à 83 km au nord de Mahajanga. Les femmes de cette commune, nous ont demandé de faire partie du programme Rouge Beauté, je vais aller leur rendre visite en mai.

Fin mars, nous avons organisé deux concours de créativité à Rouge Beauté, le premier fut un concours de breloques, colliers, porte-clefs... Les trois premiers prix ont été attribués à Fatima, Viviane et Lydie. Pour le concours de bonbonnières, les huit participantes ont été classées ex-aequo, chacune a eu son cadeau.

En mon absence, Pépite, comme chaque année vient animer un stage de teinture naturelle. C'est Viviane l'artisane la plus motivée, elle déniche un tas de plantes que nous ne connaissons même pas pour la plupart et qui produisent de très belles couleurs.

La maison des enfants, Akanin'Ankizy,fonctionne bien, il y a tous les soirs de la semaine de 2 à 4 enfants qui viennent après la classe jusqu'au lendemain matin. Ce programme a été en mis en place pour les enfants des mamans seules qui ont un problème soit de santé, de travail le soir ou tout autre problème qui nécessite une prise en charge ponctuelle de leurs enfants.
Le soutien scolaire pour les autres enfants a lieu les mercredis soir, 6 à 8 enfants participent pour l'instant aux jeux éducatifs et dessins animés sans oublier le goûter...
Nous projetons d'organiser un spectacle de tous les enfants des artisanes, il se tiendra dans quelques mois, en attendant, les répétitions de danse, chant, théâtre auront lieu tous les vendredis après-midi encadrées par les mamans, il y a des spécialistes dans chaque domaine.

Nous avons fait un nouveau recensement des artisanes Rouge Beauté à Mahajanga, il y a en ce moment 48 femmes inscrites, le nombre de participantes a augmenté sensiblement. Nous rappelons que Rouge Beauté est un regroupement d'artisanes et non un atelier de production, les femmes gèrent elles-mêmes la boutique et le regroupement d'achat des matières premières.

La répartitions des âges se fait comme suit :
14,60% : entre 16 et 20 ans31,30% : entre 20 et 30 ans
33,40%: entre 30 et 40 ans
10,40% : entre 40 et 50 ans
8,3% : entre 50 et 60
2% : plus de 60 ans

Le pourcentage de femmes vivant seules avec leurs enfants est stationnaire, 34%.
Les salaires des maris ou compagnons ont sensiblement baissé : il n'y a plus que 18% des femmes qui ont un mari qui gagne au moins le SMIC contre 36% avant.

Le nombre total d'enfants est de 104 dont 71 de moins de 18 ans.




En passant devant la Maison des Jeunes de Mahajanga, j'ai été très surprise, à plusieurs reprises, d'y entendre des chants religieux, on m'a dit qu'une secte religieuse s'y serait installée... C'est assez incroyable !!! Comment cette secte a-t-elle pu s'installer dans la Maison des Jeunes de Mahajanga ? Je m'étonne toujours et c'est bon signe, je ne suis toujours pas blasée...

N'hésitez pas à aller voir notre page FaceBook, nous y mettons des images toutes les semaines dans la mesure du possible :


À suivre...

Rosemarie Martin

dimanche 26 février 2017

Ambatoroa, Sainte Marie, penja et raphia







À Sainte-Marie, la maison est quasiment achevée, il ne reste plus que la peinture et l'aménagement à faire : les tables, les chaises et tabourets, les meubles de rangement ne sont pas encore terminés. 
Nous avons eu quand même un très gros problème de fuite dans le toit, deux jours après mon arrivée, il y a eu un gros orage, j'étais complètement atterrée, il pleuvait autant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la maison, je me suis dit que nous avions très mal choisi l'entrepreneur... J'étais recroquevillée dans le seul coin sec quand les femmes sont arrivées et là, elles m'ont expliqué que c'était normal, qu'il n'avait presque pas plu depuis que le ravenala avait été posé sur le toit, qu'il était donc très sec et qu'il fallait justement lors des première pluies monter sur le toit pour le tasser et faire adhérer les feuilles ensemble en le piétinant. C'est donc ce qui a été fait, le résultat fut très probant.

À chacun de mes séjours, depuis que la route est finie, je loue un scooter et fais monter mes bagages en taxi-brousse, j'avais acheté quelques casseroles, je les ai retrouvées toutes cabossées, le taxi-brousse a eu un accident, pas grave, heureusement, personne n'a été sérieusement blessé, c'était le deuxième accident en quinze jours.
Des gens superstitieux penseraient qu'il y a une malédiction sur les taxis-brousse d'Ambatoroa. Il y en avait trois il y a moins d'un mois, celui-là est donc dézingué, le deuxième a été brulé il y a peu par le chauffeur jaloux du troisième taxi-brousse qui lui est maintenant en prison. Pas facile de prendre les transports en commun !!! Bon heureusement qu'à Madagascar tout s'arrange d'une façon ou d'une autre, plutôt d'une autre...

Sinon les délestages électriques s'intensifient ce qui causes de grosses difficultés pour la vie économique du pays et engendre des problèmes d'insécurité car lorsque les coupures ont lieu la nuit les voleurs en profitent, voilà au moins une activité lucrative en pleine expansion.

Paradoxalement, l'Ariary est remonté par rapport au dollar et à l'euro, certains disent que c'est une bonne nouvelle, qu'enfin l'Ariary se stabilise, d'autres disent qu'au contraire, c'est parce que le pays va très mal, qu'il n'y a plus assez d'échanges économiques internationaux et que l'Ariary est en roue libre. Je ne sais qu'en penser...

Heureusement qu'à Rouge Beauté, nous sommes toujours dans une bonne phase. Je viens de passer une quinzaine de jours à Sainte Marie, les femmes apprécient beaucoup le nouveau bâtiment, bien plus pratique, plus grand, avec des sanitaires. Les diverses formations techniques et théoriques continuent toujours. Elles attendent aussi avec impatience leur voyage à Fianarantsoa courant avril pour y apprendre des techniques de nattage et de teinture qu'elles ne connaissent pas.

En attendant, elles continuent sur leur lancée avec les nouveaux objets crées en décembre. De nouvelles productions ont vu le jour depuis, corbeilles en Penja, variété de jonc local, rideaux-portières en raphia et bambou, ou en coquillages..., abat-jour en kira, cœur de raphia.
À la fin de mon séjour, nous avons aménagé la nouvelle boutique. Suite à la session de décembre pendant laquelle nous avions déterminé les capacités et les excellences de chacune, il a été décidé cette fois-ci que chaque femme serait responsable d'une certaine production minimum correspondant à ce qu'elle sait faire de mieux et qu'elle maintiendra la qualité et le nombre de ces produits à la boutique. Cela ne l'empêchera pas de créer d'autres objets si elle le souhaite, au contraire.
Nous verrons fin avril si cette nouvelle organisation marche bien, cela permettrait de responsabiliser tout le monde et de mieux répartir la production.

Demain, je rentre à Mahajanga, où une nouvelle commande de tapis nous attend.

À suivre sur cette page ou sur FaceBook


Rosemarie Martin

 


samedi 21 janvier 2017

Créativité



À Sainte-Marie le chantier du nouveau site avance bien, le bâtiment est hors d'eau, il devrait être terminé à la fin du mois puis, en avril, ce sera l'installation du solaire, nous attendons la visite d'Alain Pelon du Secours Populaire.


Grâce au Programme Dinika, les femmes de Sainte Marie sont maintenant bien équipées, machines à coudre, ordinateur, imprimante, métiers à tisser... Et le grand plan de formation est bien engagé depuis novembre, malgache écrit, français, informatique, tressage, macramé, couture, calcul, gestion, design... la formation tissage se fera en avril. Les premières plantations de raphia ont eu lieu mais elles restent encore insuffisantes .

Question design, à Sainte-Marie nous avons adopté une ligne sobre et résolument naturelle avec le Penja, jonc local, et le raphia : nattes, rideaux, corbeilles, sets de table, tapis, paniers...




Bonne nouvelle, à Mahajanga, la piste qui mène à Petite Plage et donc à Rouge Beauté est entièrement goudronnée depuis ce matin. Cela ne présente pas que des avantages mais l'accès sera plus facile et la poussière sensiblement moindre. 

Pourtant, tout n'est pas rose, dans le pays, nous venons de subir de très longs délestages, qui vont certainement recommencer d'un jour à l'autre faute de carburant. Nous n'avions que quelques heures d'électricité la nuit et encore, pas toujours. Le problème supplémentaire c'est que bien souvent, nous n'avons pas d'eau non plus car il faut de l'électricité pour activer les pompes... c'est le marasme ! Sans compter que les pluies n'arrivent pas cette année ici à Majunga mais aussi dans toute la partie nord du pays, il risque d'y avoir pénurie d'eau en villes car les nappes et les lacs sont au plus bas. Les Tananariviens sont très inquiets. Dans le Sud, habituellement désertique, c'est le contraire, il y a des inondations.

Heureusement, qu'à Rouge Beauté, nous avons du solaire, notre activité peut continuer. En ce moment, il y a une grande créativité à Petite Plage, de nouveaux paniers, corbeilles, sacs... et toujours nos fameux tapis. 




Les cours d'informatique, de malgache écrit et de français continuent tous les mercredis et vendredi après-midi.


Cette semaine, nous avons organisé un concours de créativité pour chercher de nouveaux modèles de sacs en tresses de raphia, en utilisant la même 
 que pour les tapis. C'est Fatima qui a obtenu le premier prix, suivie par Viviane et Hortence.




La maison des enfants, Akanin'Ankizy, est ouverte depuis décembre, grâce à la solidarité de certains d'entre-vous. Pour l'instant, elle accueille de 2 à 4 enfants tous les soirs de la semaine, encadrés par deux jeunes femmes. Ils viennent après la classe, pour le goûter suivi de jeux éducatifs ou pas, puis c'est le dîner et au lit ! Le matin, après le petit déjeuner, ils repartent à l'école avec une des deux animatrices. Le midi, les enfants sont avec leur famille pour le déjeuner ainsi que le week-end, bien sûr. La semaine prochaine, nous allons faire un petit goûter festif avec les parents, les amis et les voisins.


Nous avons encore des travaux à faire pour améliorer la maison mais dès que ce sera fini, nous organiserons un soutien scolaire ouvert à un plus large public.


À suivre sur cette page ou sur 

Rosemarie Martin


lundi 28 novembre 2016

Fianarantsoa, Mahajanga, Sainte Marie

Me voilà à Mahajanga, je suis revenue de Fianarantsoa depuis peu et je repars à Sainte-Marie cette semaine.

À Sainte-Marie les nouvelles sont bonnes. Grâce aux dons de la Société Générale et du Conseil Départemental de la Vendée, nous avons commencé la construction du nouveau site, le chantier avance bien. En Avril, des représentations du Secours Populaire viendront superviser l'installation solaire que le Secours finance. D'autre part, les femmes de Rouge Beauté Famoronana d'Ambatoroa ont obtenu une subvention du programme Dinika pour fiancer des équipements et un grand plan de formation déjà commencé. J'y vais le 3 décembre pour deux semaines.


À Fianarantsoa la situation est toujours la même, il n'y a pas de lieu de vente bien placé pour les produits artisanaux locaux, soit c'est sur la RN 7 où personne ne s'arrête, soit sur le site de l'ancienne piscine, dans le quartier d'Anzoma, il faut trouver... Je suis désespérée pour les artisanes. Comme à chacun de mes passages, je suis allée voir les équipes de choc de Mahasoabe et de Andohabevava que j'accompagne depuis plus de 7 ans, la qualité de leur travail et leur créativité s'accroît sans cesse. Elles fabriquent des boites, abat-jour, chapeaux, paniers, porte-lunettes en forona variété de jonc local et des tapis, patins, suspensions en taretra, sisal, de toute beauté !
J'ai aussi animé un stage design pour des représentes de diverses associations, ce stage était organisé par la Région et PROSPERER.

À Fianarantsoa comme à Mahajanga et à Sainte-Marie, il y a de nombreuses et longues coupures d'électricité et même des coupures d'eau en ce qui concerne Fianarantsoa. Je suis toujours étonnée de la patience des habitants.

La semaine dernière, nous avons subi les dégâts collatéraux du Sommet de la Francophonie, on a eu l'impression que les succursales de la JIRAMA de toutes les régions de  avaient envoyé toutes leurs réserves de carburant à Antananarivo pour donner une bonne image du pays. Nous avons eu des coupures d'une dizaine d'heure en pleine journée... heureusement qu'à Rouge Beauté, nous sommes équipés en solaire !

Avec la dégradation de l'économie et  de nouveaux moyens de transport tels que les Tuktuk ou Bajaj (triporteurs), les conducteurs de pousse-pousse se sont reconvertis en transporteurs de charges. Je vois de plus en plus de charrettes à bras dans les rues. Beaucoup de marchandises sont aussi transportées à dos d'homme même sur de longues distances. Bon, certains transports de tokagasy (rhum local) de contrebande, notamment, ne peuvent pas prendre les transports en commun.


Je vous parlais fin septembre du problème des femmes qui sont seules avec leurs enfants, sans famille pour les aider, ici, à Mahajanga. Le projet Akanin'ankizy (nid pour les enfants) est né, il débute en décembre. Nous avons trouvé une maison et Yvonne et Niry seront là en permanence pour prendre soin des enfants qui en ont besoin. Elles proposent aussi du soutient scolaire. Nous avons mis en place un système de parrainage mensuel. Pour obtenir la présentation du projet et le document bancaire nécessaire au virement, il suffit de nous le demander en écrivant à rougebeaute@gmail.com

Sinon, à Mahajanga, tout va bien, nous avons reçu récemment une dizaines de nouvelles recrues de Grand Pavois, un village situé à 3 km au nord de Rouge Beauté, juste après Belinta d'où viennent la majorité des artisanes du groupe. L'association réunit donc maintenant plus d'une cinquante femmes.



Etant donné que nous ne sommes pas un atelier de production mais un groupement d'artisanes qui créent sans cesse, nos produits changent tout le temps, il n'y a pas de séries mais plutôt des familles d'objets plus ou moins ressemblants qui évoluent  peu à peu.
Nous avons régulièrement des demandes d'exécutions de modèles qu'on nous soumet mais les femmes Rouge Beauté ne sont pas des exécutantes, elles ne répliquent que leurs propres créations cependant elles ne rejettent pas les nouvelles idées quand elles rentrent dans le cadre de leur propres productions.

Aujourd'hui lundi, c'est le jour où les femmes apportent les nouveaux objets, où l'on discute design et finition, où l'on prend les photos des produits, les femmes s'habillent  toujours bien ce jour-là, on ne sait jamais qui sera sur Facebook où sur le blog...

À suivre sur :

jeudi 29 septembre 2016

Nouveaux projets à Mahajanga et à Sainte Marie


Me voilà de retour à Majunga depuis le début du mois. La production de tapis en raphia tressé bat son plein, les artisanes créent sans cesse de nouveaux produits, les formations informatiques, malgache écrit, français continuent, nous sommes fières de la progression de Rouge Beauté.

En ce moment, toute l'équipe de Mahajanga est en train de réfléchir à une forme d'aide pour les femmes du groupe, seules avec enfants. 
À Madagascar, il y a une grande tradition d'entraide familiale qui règle bien des problèmes mais Mahajanga est une ville de grande immigration, toutes les ethnies de la grande Île s'y retrouvent ainsi que des Comoriens assez nombreux. Si la plupart des gens émigrent en famille certains se retrouvent seuls dans leur périple. 
Nous avons en ce moment le cas d'une mère avec ses deux petites filles en grande difficulté, elle est seule, sa famille n'habite pas dans le coin pour l'aider, la soulager. De plus, un événement dramatique les a marquées et stigmatisées durement toutes les trois il y a quelques temps déjà. La maman est au bout du rouleau, elle doit travailler et s'occuper de ses enfants qu'elle a du mal à supporter, on peut parler de maltraitance, nous en avons déjà discuté avec elle mais elle est dépassée par sa propre vie et n'arrive pas à faire face. La plus petite des fillettes pleure beaucoup,  plus grande, plutôt mutique, est en échec scolaire sévère, avec plusieurs redoublements de la même classe, il y a un blocage évident. Le plus gros problème n'est pas le manque d'argent même s'il en fait partie, cette famille a besoin de soutien technique, la maman a besoin d'être soulagée et les enfants de sortir un peu de cet enfermement.



Il y a un  cas à peu près similaire, dans le groupe, d'une maman seule  des problèmes de santé récurrents et invalidants, ses deux enfants sont en grande difficulté .

Nous projetons de créer une « Maison  enfants » qui accueillerait ponctuellement les petits en cas de problèmes des mamans tels que la maladie, un déplacement incontournable ou toute autre incapacité à s'occuper de sa progéniture... Cette maison serait également un espace de soutien scolaire et de jeux pour tous les enfants de Rouge Beauté. Nous cherchons aussi une psychologue de langue malgache dans la région.
Voilà, nous ne sommes encore qu'au montage du projet, vos idées sont les bienvenues...

À Sainte-Marie, c'est la grande effervescence, ayant obtenu des financements, nous avons commencé la construction du nouveau site d'Ambatoroa, en face de l'EPP. Des représentants du Secours Populaire de Loire Atlantique vont venir deuxième quinzaine d'avril pour superviser l'installation solaire que le SPLA finance. Toute l'équipe des femmes se montre très active, le projet est bien engagé !

Fin octobre, je pars à Fianarantsoa pour une quinzaine de jours pour, comme d'habitude, animer des formations design auprès de 5 associations locales à la demande de la Région de Haute Matsiatra.
J'en profiterai pour préparer le stage de formation pour les femmes de Sainte-Marie qui viendront dans la région la première quinzaine d'avril afin de parfaire leur technique de tissage, tressage et teinture du jonc. En effet les artisanes de la Région de Haute Matsiatra ont beaucoup de savoir-faire à transmettre aux femmes d'Ambatoroa qui pourront également partager leurs propres connaissances.


À suivre sur cette page ou ici sur la Grande Île
ou encore chaque semaine sur la page FaceBook https://rougebeautemadagascar/

Rosemarie Martin