
Aurélie Razafinjato, qui est avec nous depuis le début du projet et sans laquelle notre action serait, bien souvent, plus difficile à mener, m’a fait rencontrer un nouveau groupe de femmes qui travaille le sisal.
Mon travail en Haute Matsiatra consiste en formations ponctuelles auprès des 8/9 associations présentées par la Région. Il est problématique que nous n’ayons toujours pas trouvé de lieu, avec nos partenaires locaux, pour créer une véritable micro-école comme à Majunga et dans une moindre mesure à Sainte-Marie.


À Sainte Marie, le groupe suit son petit bonhomme de chemin. Après un mois d’août très fructueux avec la participation au Festival des Baleines, les femmes y ont vendu plus d’une cinquantaine d’objets, l’activité s’est un peu relâchée et l’équipe s’est rétrécie. Il faut dire qu’il passe très peu de visiteurs sur la piste en ce moment, résultat, en partie, d’histoires locales. De plus, c’est la période de repiquage du riz, travail spécifiquement féminin. À Ambatoroa, toutes les femmes travaillent aux champs, ici, on dit plutôt : travailler à la forêt. Depuis une semaine, la production a repris avec des produits simples : sandrify, nattes, paniers, corbeilles, cache-bouteilles, sacs... Philomène a essayé une nouvelle fibre, le vakoa. Les comptes sont, comme d’habitude, très bien tenus, il y a 50000 Ar en caisse.
La saison des pluies s’annonce, nous avons fait réparer le faîtage de la boutique et les huisseries. Nous espérons que la construction va bien tenir en cas d’intempérie. En 2008, le cyclone Ivan avait détruit 80% du village.
Aujourd’hui, je repars pour Mahajanga, je reviendrai à Sainte Marie en avril. Je ne sais pas comment je vais retrouver mon bungalow car, en mon absence, la toiture en satrana, très abîmée, devait être refaite mais ces derniers jours, il y a eu de très grosses pluies sur Mahajanga…
A bientôt
Rosemarie Martin