Rouge Beauté œuvre pour le développement de micros-écoles d’arts appliqués à la production artisanale locale réalisée par les femmes à Madagascar. L’Association a choisi comme sites d’activité trois régions : la Haute Matsiatra, la Boeny et l’Analanjirofo pour y dispenser une formation artistique afin de développer la créativité. Son but est de mettre en valeur et de diversifier sensiblement la production artisanale locale afin d’en accroître la diffusion. Rouge Beauté vise l’autonomie financière de ces femmes qui peuvent maintenant produire, dans la durabilité, un artisanat créatif et original au sein de structures légères.
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lundi 17 février 2014
Nous avons conçu un nouveau rideau, en satrana, pour protéger l’atelier de
la pluie de l’Est, c’est Robine qui l’a réalisé. Du coup, nous avons des commandes de ce modèle, très pratique.
Si la plupart des artisanes travaillent chez elles,
les lundis et les vendredis après-midi, elles doivent impérativement venir à la
micro-école Rouge Beauté de Petite Plage, le vendredi pour les formations et le
lundi pour apporter leurs nouvelles productions et se répartir l’argent gagné à
la boutique dans la semaine. Des formations sont aussi organisées à d’autres
moments.
Comment se calcule de prix des produits et à qui va
l’argent ? À chaque fois qu’une artisane crée un nouvel objet, nous faisons
une fiche de produit comportant la description de l’objet, les matériaux qui le
composent, leur coût et le nombre d’heures de travail à 1000 Ar l’une. À ce
total, on ajoute 20%, 15 pour la vendeuse et 5 pour les menus frais de
l’Association des femmes artisanes, Mena Tsara. Le lundi est donc toujours un
jours plein de promesses.
En ce moment, il y a des ouvriers sur mon toit en satrana car il est plein de trou et
comme c’est la saison des pluies, je vous laisse imaginer les seaux et bassines
qui jonchent le sol de mon bungalow. Là, il y a une petite éclaircie, je fais
sécher les draps et oreillers… Mais bon, je sais que question pluie, je n’ai
rien à envier à ceux d’entres-vous qui habitent dans l’ouest de la France…
Pour en revenir au satrana, c’est un palmier local
dont on utilise les feuilles pour réaliser la plupart des toitures de la région
mais aussi pour l’artisanat. Il y a deux techniques le tressage et le
« macramé ».
Sinon, mauvaises nouvelles, nous n’avons
toujours pas obtenu de compteur, c’est le désespoir !!!! L’installation
électrique est finie depuis longtemps mais…
Mercredi de la semaine prochaine, je pars pour Sainte
Marie via Tana. À très bientôt Rosemarie Martin