Rouge Beauté œuvre pour le développement de micros-écoles d’arts appliqués à la production artisanale locale réalisée par les femmes à Madagascar. L’Association a choisi comme sites d’activité trois régions : la Haute Matsiatra, la Boeny et l’Analanjirofo pour y dispenser une formation artistique afin de développer la créativité. Son but est de mettre en valeur et de diversifier sensiblement la production artisanale locale afin d’en accroître la diffusion. Rouge Beauté vise l’autonomie financière de ces femmes qui peuvent maintenant produire, dans la durabilité, un artisanat créatif et original au sein de structures légères.
Très bonne nouvelle, la Section Monde du Secours Populaire
Nantes/Saint-Nazaire a décidé de nous aider en finançant l’électrification
solaire du site Rouge Beauté à Mahajanga. Nous sommes très heureux, cela
permettra aux femmes de ne pas subir les éternelles coupures de courant et va
dans le sens d’une autonomisation du groupe.
Je suis en France jusqu’au 6 septembre. En attendant
mon retour à Madagascar, je converse tous les vendredis après-midi, sur Skype,
avec les artisanes de Mahajanga, la formation informatique a porté ses fruits.
C’est formidable de pouvoir visiter l’atelier et la boutique, de voir
l’évolution de la production. Tout va bien. Apparemment, il y a plus de clients
que lors de l’hiver dernier.
Hé oui, en ce moment, c’est l’hiver à Madagascar. Sur
la côte ouest, il fait une douce chaleur mais sur les Hauts Plateaux, au cœur
du pays, c’est plutôt frisquet.
Le jeudi 4 septembre 2014, Rouge Beauté
fête ses 5 ans au Lieu Unique, vous êtes tous invités, nous avons besoin de soutien et
d’augmenter le nombre d’adhérents car Rouge Beauté se développant, les frais de
fonctionnements, qui sont rarement jamais subventionnés, s’accroissent sensiblement.
Si chacun amenait au moins un ami, ce serait super !
De plus, lors de cette soirée festive, aura lieu un tirage
au sort qui
vous permettra, peut-être, de gagner une œuvre d’art ; en effet, cinq
artistes ont offert généreusement une de leur production pour aider Rouge Beauté. Vous pouvez participer, d’ores
et déjà, en contactant rougebeaute@gmail.com. Plus vous achetez de tickets plus
vos chances de gagner seront grandes. 100% des sommes récoltées iront à Rouge Beauté.
Mahajanga vient de perdre une image familière :
la pauvre Vazaha qui pédalait, pédalait, pédalait sur le bitume ou dans le
sable pour démarrer sa mobylette. J’ai échangé l’engin de malheur pour un
scooter, il n’est pas tout jeune, mais il démarre au quart de tour.
Ce matin, c’était la remise officielle des dons du
Rotary Club à Rouge Beauté (Cf. message 22 avril). Ce projet, initié par le
Club de Nantes Jules Verne a été suivi de près par le Club de Mahajanga.
M3TV était là pour filmer la cérémonie et montrer ce
que nous avons pu réaliser avec cet argent, notamment les grilles de sécurité,
les sanitaires et tout un plan de formation.
Les formations ont vraiment bien
fonctionné, l’informatique et la chapellerie tous les matins, la broderie et
l’assemblage du raphia tous les après-midi, le satrana pendant cinq jours. Nous
avons même pris un petit moment pour le calcul.
Nous avons acquis, également, des équipements
nécessaires au développement de l’activité des femmes artisanes : des
métiers à tisser, des ordinateurs, du matériel pédagogique, du matériel de
bricolage, du mobilier…
Ce matin, les artisanes avaient préparé des gâteaux,
des sandwichs, de la citronnade, à la grande joie des enfants.
La semaine dernière, nous avons reçu la visite des femmes de la région de Mitsinjo, productrices de raphia, venues pour se former à Rouge Beauté. Les femmes de Benetsy ont encore fabriqué de beaux tapis en raphia tressé.
Notre commande de 300 kg de raphia est arrivée
dimanche, par la mer, en boutre. La récolte a eu beaucoup de retard cette année
en raison du cyclone. Cela a pénalisé notre production.
La récolte du raphia va bientôt commencer,
heureusement car nous sommes en rupture de stock. La semaine dernière, je suis
allée dans la région de Mitsinjo, à une centaine de kilomètres au sud de
Mahajanga, pour négocier les achats de raphia pour un an. La récolte se fait
sur 5 mois, de mai à septembre, il faut donc prévoir aussi pour les 7 mois
suivants si on ne veut pas subir la spéculation à outrance.
Rouge Beauté ne se contente pas d’acheter du raphia
dans cette région, l’Association forme aussi les femmes de six villages à la
transformation du raphia en artisanat afin d’en limiter l’exploitation
intensive tout en maintenant le pouvoir d’achat de ces femmes.
On peut parler de Rouge Beauté hors les murs, un
programme a été mis en place : Robine, la responsable à Mahajunga se rend sur place, 3 ou 4 fois
par an pour dispenser une formation technique, j’y vais 2 fois pour le design
et faire le point. Les femmes, elles, viennent en stage à Rouge Beauté,
Mahajanga, 2 fois par ans. (Cf. message 26 novembre 2013). Les productions les
plus réussies sont vendues à la boutique de Rouge Beauté, les autres au marchés
de Mitsinjo et de Namakia.
Nous avons eu de belles surprises surtout à Benetsy
où Nitagna et Sofia ont réalisé de très beaux tapis, très bien finis. À Ampitsopitsoka, la production artisanale a été très endommagée par le dernier
cyclone, seuls les abat-jour ont pu résister.
À Ambohibary et Ankaramanasa, les villageois nous ont
montré leurs pépinières, il y a maintenant une prise de conscience de la
précarité de cette matière première.
Pour ce périple, Joëlle, la présidente de
Rouge Beauté et son mari, en visite à Madagascar, étaient du voyage et quel
voyage ! Nous avons pris le Bac pour traverser la Betsiboka, puis un vieux
4/4 pour aller à Mitsinjo, ensuite ce fut la charrette à zébu, la moto, la
pirogue et même la marche à pied. Joëlle était plus à l’aise que moi sur la
moto, il faut dire que son chauffeur était très compétent, il fallait l’être
pour traverser le sable, la boue, les ravines, les rivières, nous nous sommes
embourbés dans des trous , de la vase jusqu’aux cuisses, à soulever la
moto pour que le moteur ne soit pas noyé, un sur le dos à préserver.
Bon, nous sommes rentrées chez Jean César, notre hôte, à Mitsinjo, en un seul
morceau mais pleines de bleus, d’éraflures et si sales qu’à peines
reconnaissables.
La charrette à zébu fut moins du goût de Joëlle, non
pas tant à cause du grand inconfort de ce véhicule mais, parce que vu notre
position sur la charrette, à proximité du postérieur des zébus, il était
difficile d’échapper à certaines émissions et ce qui devait arriver arriva, Joëlle
reçu un beau présent mal odorant sur son pied gauche, bien que ce fut le pied
gauche, elle ne sembla pas y trouver son bonheur.
De retour à Mahajanga, j’ai repris pied dans le
projet financé par le Rotary Club, les sanitaires et grilles de sécurités sont
maintenant terminés ainsi que les 10 nouveaux métiers à tisser. Nous avons
commencé la formation informatique ainsi que la formation broderie et
assemblage. La formation chapellerie va débuter cette semaine. Nous avons lancé
notre campagne de promotion auprès d’une chaîne de télé, M3TV. Notre premier
publi-reportage nous a apporté de nouvelles recrues et deux gros clients, à
suivre…
Me voilà encore de retour à Mahajanga mais, cette
fois-ci, je suis allée faire de la formation auprès d’associations de femmes
artisanes à Fianarantsoa qui travaillent le taretra, sisal et le forona, sorte de jonc.
En revenant, je me suis arrêtée à Antsirabe, pour la
rencontre annuelle France Volontaire à Madagascar, la plupart des participants
avaient, comme moi, le statut de VSI (Volontaires de Solidarité Internationale).
C’est vraiment intéressant de partager des expériences, j’ai fait de belles
rencontres, des actions communes pourront peut-être en découler.
Nous venons de passer un week-end de Pâques très
animé, c’est une tradition à Madagascar que d’aller pique-niquer le lundi de
Pâques, tous les gens de la ville viennent au bord de la mer, beaucoup marchent
à pied, certains arrivent dès la nuit. Hier, il y avait un embouteillage
monstre à Petite Plage où se déroulait également la régate : Majunga fait son
tour du monde, ce sont les pêcheurs qui font la course, leurs voiles
représentent un pays, une région du monde ou encore une association, c’était
formidable !
À Rouge Beauté, Mahajanga, il y beaucoup d’activité
en ce moment, les artisanes sont en plein boom à cause des vacances de Pâques
qui arrivent avec, nous l’espérons, de nombreux tourismes.
Nous sommes aussi en plein chantier : les sanitaires,
enfin et les grilles de sécurité sont en cours d’installation. Nous
rêvions bien d’un monde sans grille mais l’Assurance n’était pas d’accord. Ces
travaux ont été réalisés grâce à une belle subvention du Rotary Club. Il s’agit
d’une AIPM (Action d’Intérêt Public Mondial), fruit de la collaboration entre
le club de Nantes, le club de Mahajanga, un club anglais et le Siège,
La première tranche de travaux, le gros œuvre, avait
été prise en charge par la Fondation d’entreprise Total et LPSA qui s’occupe de
la logistique pétrolière à Madagascar. Le Rotary Club, finance, en plus des
travaux déjà cités, de l’équipement informatique et de communication, des
machines à coudre, des métiers à tisser, de l’outillage, du mobilier, et un
gros plan de formation en vannerie, broderie, chapellerie, couture, informatique…
Des formations en crochet, tissage, tressage du
raphia et tressage du satrana, sorte de palmier, sont prodiguées depuis le 6 janvier,
nous attendons pour bientôt les ordinateurs et les machines à coudre. Le
matériel de bureau et pédagogique est déjà arrivé, les stores aussi. De
nouveaux métiers à tisser sont en chantier, ensuite ce sera le tour du
mobilier, nous manquons cruellement de tables et de rangements. Enfin, nous
pensons que fin juin tout sera fini à part quelques formations, peut-être.
À l’heure où j’écris ces mots, il y a encore une
coupure de courant, c’est presque tous les jours deux, trois, quatre heures,
voire plus. Soupire !
Me voilà revenue de la brousse depuis ce matin, déjà
quinze jours que je suis à Sainte Marie, la plupart du temps à Ambatoroa, dans
le Nord. La journée du 8 mars s’est très bien passée, toutes les femmes de
l’Île s’étaient donné rendez-vous à Ambatoroa pour défiler en lambahoany colorés en chantant sur un
fond de percussion. Pour moi, grande impatiente dans le pays du moramora, les discours ont quand
même été… longs. Mais bon, le bal de la veille, les défilés, la bonne humeur,
la musique, les échanges… les femmes sont pleines d’énergie. Cette journée m’a
aussi permis de rencontrer la plupart de nos partenaires.
En parlant de partenariat, Rouge Beauté vient de
s’affilier à l’Office du Tourisme de l’Île qui fait peau veuve. Un grand projet
de Charte de Tourisme Durable est en train de s’échafauder avec tous les
acteurs de l’économie touristique. Pour l’instant, c’est le stade de l’état des
lieux, ensuite seront définis les critères de cette charte puis viendra le
temps de la mise en place et le suivi, tout ça va prendre au minimum un an.
Nous avons reçu, à Rouge Beauté, la visite du chargé
de mission pour l’étude préalable. Si cette charte se met en place nous
pourrons être une des étapes de circuits touristiques. Il y a encore beaucoup à
faire à Sainte Marie pour améliorer le tourisme.
Tout cela est vraiment positif, seule au tableau, je vous en avais déjà parlé début novembre, l’hôtel Chez Antoine
auquel nous sommes accolées, est en passe de fermer, nous devons donc déménager
au village dès que nos finances nous le permettront.
La route d’Ambodifotatra à Ambatoroa, est maintenant
presque terminée, ce qui va sans doute transformer la vie des villageois à plus
ou moins court terme. Un nouveau taxi-brousse s’est installé qui se nomme
Transport rapide, en plus il est confortable, finies les galères dans des
véhicules pourris et dangereux.
Demain, je vais aller rendre visite à l’hôtel
Soanambo, notre meilleur client sur l’île qui vient de nous faire une nouvelle
commande et j’irai voir aussi mes amis de l’Hôtel Lakana qui nous ont toujours
soutenu dans notre action.
Malgré les difficultés relatives au site, la matière
première, le penja, plus dur à travailler en période de pluie, les artisanes
continuent à produire.
Nous sommes en train d’exploiter une façon de
tisser le penja.
Une nouvelle recrue connaît une technique de macramé
très intéressante pour le raphia.
Nous avons conçu un nouveau rideau, en satrana, pour protéger l’atelier de
la pluie de l’Est, c’est Robine qui l’a réalisé. Du coup, nous avons des commandes de ce modèle, très pratique.
Si la plupart des artisanes travaillent chez elles,
les lundis et les vendredis après-midi, elles doivent impérativement venir à la
micro-école Rouge Beauté de Petite Plage, le vendredi pour les formations et le
lundi pour apporter leurs nouvelles productions et se répartir l’argent gagné à
la boutique dans la semaine. Des formations sont aussi organisées à d’autres
moments.
Comment se calcule de prix des produits et à qui va
l’argent ? À chaque fois qu’une artisane crée un nouvel objet, nous faisons
une fiche de produit comportant la description de l’objet, les matériaux qui le
composent, leur coût et le nombre d’heures de travail à 1000 Ar l’une. À ce
total, on ajoute 20%, 15 pour la vendeuse et 5 pour les menus frais de
l’Association des femmes artisanes, Mena Tsara. Le lundi est donc toujours un
jours plein de promesses.
En ce moment, il y a des ouvriers sur mon toit en satrana car il est plein de trou et
comme c’est la saison des pluies, je vous laisse imaginer les seaux et bassines
qui jonchent le sol de mon bungalow. Là, il y a une petite éclaircie, je fais
sécher les draps et oreillers… Mais bon, je sais que question pluie, je n’ai
rien à envier à ceux d’entres-vous qui habitent dans l’ouest de la France…
Pour en revenir au satrana, c’est un palmier local
dont on utilise les feuilles pour réaliser la plupart des toitures de la région
mais aussi pour l’artisanat. Il y a deux techniques le tressage et le
« macramé ».
Sinon, mauvaises nouvelles, nous n’avons
toujours pas obtenu de compteur, c’est le désespoir !!!! L’installation
électrique est finie depuis longtemps mais…
Mercredi de la semaine prochaine, je pars pour Sainte
Marie via Tana. À très bientôt Rosemarie Martin
Le ciel s’est éclairci à Petite Plage, pluie s’est arrêtée et l’ylang-ylang situé
juste devant ma maison délivre son parfum…
Depuis
quelques jours, des pluies torrentielles se sont abattues sur Mahajanga, nous
les attendions plutôt en février et de moindre intensité. Les habitants des bas
quartiers de la ville ont dû évacuer leur maison.
Les artisanes courageuses sont quand même venues travailler, elles confectionnent
en priorité des rideaux car nous en avons beaucoup vendus pendant les vacances
de Noël.
La
plupart du temps, il y a autant, sinon plus, d’enfants en bas âge que d’adultes
à l’atelier. Au début de mon activité ici, j’avais dans l’idée d’organiser une
crèche, nous l’avions même inscrit dans les projets Rouge Beauté, vu de France,
ça paraissait une très bonne idée, mais, je me suis aperçu au fil du temps que
ce n’était pas dutout adapté. À Madagascar, les enfants sont sevrés très tard,
pendant toute la période d’allaitement maternel, ils sont accrochés à leurs
mamans de façon fusionnelle, dès qu’on les éloigne, ils hurlent, c’est normal,
aucune activité collective n’est donc possible pour ces tous petits.
Une autre bonne idée dont on me parle souvent, travailler avec des matériaux ou
objets de récupération, oui, une belle idée en Europe où nous jetons tout si
facilement mais ici, il n’y a rien à récupérer tout est utilisé jusqu’au bout,
tout est usé jusqu’à la corde.
Un
petit avis à la population qui soutient Rouge Beauté : le Collectif Mada,
ligérien, dont Rouge Beauté fait partie avec 8 autres associations: Avertem, Bokiko, Diego Développement,
Hetsika, Madagascar Solidev, Nosy Mitarika, Tsara Be et Zanaka gèrera un espace
de restauration, le samedi 12 avril 2014 à Mauve lors du festival du
polar, Mauve en noir. Cette activité permettra au Collectif de s’auto financer.
Pour cette soirée, l’aide de 2 personnes supplémentaires est nécessaire, alors,
si vous êtes disponible et si vous avez envie d’aider le collectif, contactez
Vonjy de l’Association Etsika : hetsika@gmail.com,
c’est
l’occasion de passer un bon moment dans une bonne ambiance tout en travaillant
beaucoup.
Puisque
j’aborde le sujet de la recherche de fonds, continuons avec Rouge Beauté. Tous
les ans, il nous faut trouver de nouveaux financements, ce n’est pas le travail
le plus drôle, ni le plus facile à faire. Vous ne le savez peut-être pas mais,
la plupart des grosses entreprises ont une Fondation d’Entreprise, donc, si
vous travaillez ou avez de proches amis qui travaillent au sein d’une telle
entreprise, n’hésitez pas à vous renseigner, en général, ce sont des procédures
simples, donc avis à tous, ensemble, on a plus de chance. Il nous faut préparer
l’an prochain dès aujourd’hui.
L'année dernière, nous avons fait une demande auprès du Rotary Club de Nantes, le
contact a été très bon, nous avons rencontré des gens de grande qualité et
cette année le Club va nous financer des sanitaires, des grilles de sécurité,
du matériel informatique, des machines à coudre… et de la formation. C’est une
belle collaboration entre différents clubs, je vous tiendrai au courant de
l’avancé du projet au fur et à mesure. À bientôt et bonne année 2014 Rosemarie Martin
Les femmes de Tsaramandroso m’ont accueillie très
chaleureusement comme d’habitude.
En Haute Matsiatra, j’encadre donc, deux fois par an,
4 à 6 associations, à Fianarantsoa même, à Tsaramandroso, un quartier éloigné
du centre ville et à Mahasoabe à une vingtaine de kilomètres.
Le voyage pour Mahasoabe, en taxi-brousse local, que
je craignais, s’est avéré très drôle, après quelques petites pannes à l’aller,
au retour, nous avons eu droit à une joute verbale réjouissante entre deux
villageois pleins d’humour et légèrement grisés, il faut le dire, comme tous
les autres passagers revenant du marché de Mahasoabe. J’ai passé un très bon
moment.
Je progresse en malgache, je viens de réaliser que le
champignon, Tay kinina, pour la teinture,
dont je rebats les oreilles à tout le monde, se traduit littéralement
« merde de quinine », en fait, c’est un champignon qui pousse au pied
des eucalyptus et il a bien l’air de son nom mais il est très efficace pour
obtenir des teintes allant du marron clair au noir.
Un seul bémol, sur les Hauts Plateaux, les pluies
torrentielles et orages tous les après-midi.
Je suis de retour Mahajanga, à depuis quinze jours et
n’en bougerai pas avant début mars.Le groupe de femmes Rouge Beauté continu à
s’étoffer suite à une information faite lors d’une réunion de Fokontany, le Fokontany est une subdivision
administrative qui gère un ou plusieurs villages ou un quartier. Les nouvelles
recrues viennent donc essentiellement du village de Petite Plage, là où nous
sommes implantés.
Nous organisons, depuis quelque temps, un concours de
créativité tous les mois, lundi dernier, c’était sur le thème du tissage et des
rideaux, il y a eu 3 lauréates.
En ce jour de Noël, tout est calme, nous craignons un
peu les réactions à l’annonce des résultats électoraux courant janvier...