Rouge Beauté œuvre pour le développement de micros-écoles d’arts appliqués à la production artisanale locale réalisée par les femmes à Madagascar. L’Association a choisi comme sites d’activité trois régions : la Haute Matsiatra, la Boeny et l’Analanjirofo pour y dispenser une formation artistique afin de développer la créativité. Son but est de mettre en valeur et de diversifier sensiblement la production artisanale locale afin d’en accroître la diffusion. Rouge Beauté vise l’autonomie financière de ces femmes qui peuvent maintenant produire, dans la durabilité, un artisanat créatif et original au sein de structures légères.

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samedi 26 juin 2010

Majunga, la micro-école Rouge Beauté


Chers Amis,

Voilà, nous avons inauguré la micro-école Rouge Beauté de Majunga jeudi dernier, le 24 juin. Elle se situe dans le bâtiment du Foyer des Marins, dans le quartier de Majunga Be, dernière rue à gauche avant d’arriver au Port Be, en partant du Bazar Be. En général, il n’y a pas de nom de rue et quand il y en a, personne ne les connaît, autre indication : c’est en face du Fitness. Si vous passez par là : mandroso, entrez !




Ce lieu, de 40 m2, abrite donc un atelier qui fonctionne tous les jours librement avec un encadrement pédagogique trois après-midi par semaine. Il permet aux groupes de Belinta et de Majunga-ville d’échanger leurs pratiques puisque c’est une des artisanes de Belinta, que j’ai formée et qui est en contact régulier avec moi, qui assure le suivi. Rouge Beauté a financé, en plus des travaux de rénovation, l’achat d’une machine à coudre et de deux métiers à tisser plus performants.


Comme je vous le disais, les femmes ont crée de beaux modèles, maintenant, il faut vendre et la conjoncture n’est pas des meilleurs. Nous avons aménagé un coin de la micro-école en espace boutique. Dans ce lieu, sont regroupés pour la vente les produits des deux groupes. Une des artisanes, va se charger de la diffusion locale en vendant sur place mais aussi en déposant des produits dans différents commerces de Majunga et en démarchant auprès des structures touristiques locales.


Les artisanes ont décidé que 10% des gains iraient à la vendeuse et 40% à l’achat de matériaux.


L'évaluation financière des objets fait partie de la formation Rouge Beauté, une grille a été déterminée avec le groupe, elle est basée sur l’évaluation et la rémunération du temps de travail, l’achat des matériaux de base, plus un bonus pour la créativité et la finition.


Je reviens en France pour deux mois, il faut trouver des budgets… En septembre, je serai à Ambatoroa, à Sainte Marie, la construction de la petite boutique est maintenant terminée.

A bientôt pour la suite.

Rosemarie Martin


jeudi 10 juin 2010

Majunga

Chers adhérents, amis et autres visiteurs,

Je suis en ce moment à Majunga, nous mettons toute notre énergie dans l'aménagement de l'atelier-boutique dans le bâtiment du Foyer des Marins à Majunga Be. Bientôt l'inauguration...
Les productions des artisanes sont vraiment très bonnes, des photos pour bientôt...

Rosemarie

mardi 1 juin 2010

Le mois de mai à Fianarantsoa

Chers adhérents, amis et visiteurs,

J’ai plus particulièrement travaillé, durant ce mois de mai, avec l’Association Ampelasoa, qui fait de la couture en utilisant exclusivement le Soga*, le groupe d’artisans handicapés, Madre Terese, qui transforme et assemble des matériaux tels que des nattes en ravindahasa* et du gony* et le groupe de Mahasoabe qui fait de la vannerie. Je suis également allée deux jours à Ambalavao, voir une association de tisseuses de soie pour mettre en place, avec elles, un programme de développement créatif.

J’ai, bien sûr, gardé le contact et reçu, à la demande, les participantes des formations de févier 2010 qui appartiennent à diverses associations régionales.

Si la professionnalisation de la plupart des femmes artisanes de ces associations n’est pas encore effective, néanmoins, la progression est évidente en ce qui concerne le premier objectif Rouge Beauté qui est la diversité de la production par la créativité (Cf. diaporama : Réalisations Rouge Beauté).


Pour le second objectif qui est le développement du commerce local, il y a encore beaucoup de travail à accomplir même si les partenaires locaux, prennent conscience que c’est, aussi, à eux d’intervenir pour qu’il y ait des points de vente écoulant la production régionale. Pour l’instant, les quatre principaux magasins d’artisanat de Fianarantsoa, je pense en avoir déjà fait mention, ne vendent que très peu de produits locaux, la plupart de leurs produits provenant de grossistes d’Antananarivo.


Pour commencer, nous allons ouvrir une petite, jolie, boutique dans la ville haute, Ambony Tanana, quartier de la vieille ville donc très touristique. Ce sera une boutique gérée par l’Association Ampelasoa, associée à Rouge Beauté, donc ouverte à la production de toutes les associations qui travaillent avec Rouge Beauté.




Le prochain Conseil d’Administration aura lieu, à Nantes, le 5 juin 2010 et la prochaine assemblée générale se déroulera début septembre. Je vais passer le mois de juin à Mahajanga avant de venir pour deux mois en France, juillet et août.

*Soga : toile écrue, peu chère, il en existe de différentes qualités.

* Ravindahasa : jonc, il y en a beaucoup : ny forona, ny zozora, ny vinda, ny orefo, ny panja… aux propriétés diverses.

*gony : bâche plastique tissée aux nombreuses utilisations, emballage, protège matelas, bâche de chantier, confection de sac de riz ou autres marchandises…


Rosemarie Martin

mardi 27 avril 2010

Avril à Ambatoroa, Sainte Marie

Chers adhérents, amis et autres visiteurs,
Bonne surprise en arrivant à Ambatoroa, une pancarte annonçant l’association, Mena Tsara (« Rouge Beauté » en malgache, c’est le nom que les femmes d’Ambatoroa ont choisi) est plantée devant l’Hôtel Restaurant, Chez Antoine, siège et point de vente de Rouge Beauté.


J’ai rencontré toute l’équipe dès mon arrivée à Ambatoroa. Nous avons fait le point sur les objets réalisés en mon absence, il y a beaucoup d’inventivité de la part de certaines. Ensuite, j’ai montré les réalisations des autres sites, Fianarantsoa et Majunga, ces séances donnent toujours lieu à beaucoup de commentaires et réflexion de la part des artisanes, c’est très intéressant, pour moi, de voir les femmes discuter et se questionner, avec beaucoup de concentration et d’animation, sur les techniques, les formes utilisées et l’inventivité des autres groupes.

Les comptes sont très bien tenus par Philomène, dans un cahier rempli depuis le début du projet. Ici, les femmes mettent 20% de côté pour le groupe, cet argent sert à des achats collectifs mais aussi de caisse de solidarité. L’argent gagné par les artisanes est encore loin de les faire vivre même si pour certaines, il s’agit d’un apport important, 60000 Ariary par mois, sachant qu’elles ne passent pas leurs journées à faire de l’artisanat, il y a le travail au champ et, bien sûr, les enfants et le travail ménager. Puis, à partir de leurs réalisations, nous avons réfléchi aux améliorations à apporter pour certains objets et à la création de nouveaux modèles.

Les objets finis sont donc présentés, dans le bar, très sombre, Chez Antoine, ils ne sont pas très visibles par les touristes qui passent. Nous avons décidé de construire un bungalow atelier-boutique, Rouge Beauté (Mena Tsara), à côté du restaurant d’Antoine et orienté vers la route. Christophe Cesbron et Franck Coutant, en visite à Madagascar, et auxquels j’ai exposé l’idée l’ont tout de suite approuvée en faisant un don conséquent. Vraiment, merci à eux deux !

Patricia Solini, qui m’a rendu visite également au mois de juin, a mis son savoir faire au service de l’Association en réalisant un superbe accrochage de la nouvelle production d’objets dans le bar d’Antoine, merci encore !

Comme vous pouvez le constater sur le petit diaporama, les femmes d’Ambatoroa ont fait preuve d’une grande créativité, la production, intensive pendant mon séjour, est très diversifiée. J’espère qu’elles vont continuer sur cette lancée.

Le jour de mon départ, nous avons procédé au baptême du
chantier, qui avance très vite, par une cérémonie qui s’appelle « Le bouquet », il s’agit donc de baptiser (au soda) un bouquet posé sur le faîtage du toit de la maison en construction, la cérémonie s’est bien passée.

Si le premier objectif de Rouge Beauté est de développer la créativité, le second est de développer le marché local, c’est pour cela que nous essayons d’implanter, sur chaque site, des boutiques ateliers. Le problème c’est que la plupart des magasins d’artisanat, pour ne pas dire tous, aussi bien à Fianarantsoa qu’à Majunga et Sainte Marie ne se ravitaillent que chez les grossistes d’Antananarivo, ou de Tamatave pour Sainte Marie. J’essaie donc de sensibiliser les partenaires locaux, j’ai rencontré le Chef de la Population de Sainte Marie, qui dépend directement du Ministère de la Population, il est tout à fait convaincu du problème, nous allons nous revoir en septembre afin de mettre en place une stratégie pour faire découvrir et apprécier la production artisanale locale aux acteurs commerciaux de Sainte Marie.
Sinon, j’ai rencontré une jeune décoratrice, la seule à Sainte Marie, je crois. Je lui ai présenté le travail du groupe d’Ambatoroa, elle a acheté 8 abat-jour, maintenant que le contact est établi, je pense que cette collaboration va pouvoir continuer.
A bientôt à Fianarantsoa
Rosemarie Martin

samedi 3 avril 2010

Nouvelles des ateliers de Majunga

Chers adhérents et amis,

Mon séjour à Majunga vient de se terminer. J’ai donc travaillé avec deux groupes l’un de la ville et l’autre de la périphérie, à Belinta, avec des femmes de la mer.

Le groupe des femmes de la ville ne va malheureusement pas pouvoir continuer à fonctionner car maintenant, la plupart d’entre elles travaillent, à la tâche, pour des magasins de tissus tenus par des commerçants Karany. Afin d’honorer de grosses commandes, les femmes travaillent parfois pendant vingt-quatre heures de suite. Chaque pièce faite est peu payée, mais le nombre fait que c’est quand même de l’argent qui rentre, c'est toujours ça. Le lendemain, elles sont trop fatiguées pour faire quoi que ce soit en dehors de s'occuper des enfants. Quand il y a de grosses commandes, le travail doit être fait rapidement, si une femme refuse une fois ou est en retard ou part plus tôt, on en prend une autre. C'est la dure réalité du marché du travail et Rouge Beauté ne peut, bien sûr, pas rivaliser avec ces travaux car nous n’apportons pas d’argent sonnant et trébuchant. Je vais quand même garder le contact avec les femmes les plus motivées.

Le groupe de Belinta fonctionne, lui, très bien, les photos en témoignent, ce groupe est très créatif et très solidaire. J’ai été mise en relation avec la Maison des Marins ou plutôt Le Foyer des Gens de la Mer. Nous allons y créer un atelier-vente (ou boutique-école) dès le mois de juin à mon retour à Majunga. En attendant, j’ai déjà avancé l’argent (100 000 Ar.) pour faire de petits travaux incontournables afin d’empêcher les rats de pénétrer par les claustras et sous les seuils de portes. En effet, ce lieu, très bien situé, à Majunga Be, dans le quartier du port, est aussi celui où il y a le plus de rats, d’ailleurs Majunga est la ville où il y a le plus de rats, la peste, malheureusement, y sévit encore.

La Maison des Marins est un beau bâtiment traversant, possédant donc deux entrées, l’une étant le Foyer-bar des marins, l’autre notre future boutique-atelier (cf. photos ci-jointes). Je continuerai donc toujours mes ateliers à Belinta, mais, j’en animerai d’autres, à Majunga Be, pour deux groupes, pilotes, de femmes de la mer de différents villages alentour. Les techniques travaillées sont pour l’essentiel la vannerie mais aussi la couture.


À bientôt pour la suite à Sainte Marie.


Rosemarie Martin

mardi 2 mars 2010

Entre Fianarantsoa et Majunga


Le séjour à Fianarantsoa s’est terminé dans une grande intensité, après mon retour de Mahasoabe a eu lieu,
au CEDII (Centre d’échange, de documentation et d’information), un nouveau stage de formation pour les artisanes-relais des associations de la Région.
Le stage a débuté par une journée sur la teinture naturelle animée par Pierre Caraminot, les résultats de cet apport théorique seront exploités lors de la deuxième intervention de P.C. en mars. Les deux jours suivants, dans la continuité du stage de novembre 2009, ont donné lieu à des créations illustrées ci-contre ou dans le diaporama.
À ce sujet, on m’a fait une remarque judicieuse à propos de ce blog : il manque une rubrique en images des prototypes réalisés, ce sera fait dès que possible.

Le groupe d’artisans handicapés, qui avait réalisé la chaise longue en novembre, s’est attelé cette fois-ci à la production d’un sac à main/sac de week-end, en photo ci-
contre, réalisé à partir de Forona (fibre naturelle), de bâche plastique tissée et de similicuir de récupération. Cette bâche plastique est très utilisée ici pour les emballages, échafaudages, couvre-matelas, sacs de riz… elle est fabriquée à Madagascar, à Antananarivo.


Dans mon dernier message, je vous
parlais d’un groupe qui travaille exclusivement le Soga, toile écrue de coton, de diverses épaisseurs, très peu chère. Après avoir bien cogité, nous sommes parties sur une production de vêtements et accessoires, sacs, ceintures… incluant le tissu tressé, la tresse étant une des bases de l’artisanat malgache.
Pour l’instant, seule une robe est terminée mais c’est très prometteur et en voyant le modèle…

Le fait d’être passé, en février, sur TVM et Sofia (télévision locale), lors de la signature de la Convention avec la Région de la Haute Matsiatra, a donné une reconnaissance certaine au projet et un encouragement pour les artisanes.

A bientôt

Rosemarie Martin

samedi 13 février 2010

A Fianarantsoa de retour de Mahasoabe

J’arrive donc de Mahasoabe, petite commune de la Haute Matsiatra, fatiguée mais contente. Le groupe était très dense, 25 artisanes, dans moins de 15 m2. Et tout le travail se fait, bien sûr, au niveau du sol, mes genoux ont bien souffert !!! Ces quelques jours m’ont demandé beaucoup d’énergie, mais m’ont donné aussi beaucoup de satisfaction, les images, ci-jointes, témoignent, j’espère, de l’activité bouillonnante de ce stage et de ses résultats. Je reviendrai à Mahasoabe, quelques jours, en mai.

J’ai envie de faire une petite parenthèse sur un problème éthique qui me turlupine. Voilà, vous avez tous entendu parler de produits réalisés à l’aide de sachets plastiques de récupération. Vous en avez peut-être achetés, étant persuadés de participer à un acte écologique, mais depuis que je suis ici, je me suis aperçu que ces produits étaient fabriqués avec des sachets neufs, eh oui, les usagés rendent moins bien et il faut les nettoyer… Et pour couronner le tout, cette semaine, en visitant un Etablissement de formation, on m’a montré quelques objets réalisés à partir de sachets en plastique en me disant : « Nous sommes bloqués pour l’instant car notre bienfaitrice ne nous a pas envoyé de sachets depuis quelque temps », « Ah bon, dis-je, d’où les envoie-t-elle ? », « De France », « …mais n’y a-il pas de sachets ici ? », « Si, mais il n’y a pas assez de belles couleurs… ». Bravo, l’écologie et le reste !!! Et, je ne parle pas du trafic de points carbone, ici…, cela m’éloignerait des sujets qui concernent directement Rouge Beauté.

La semaine prochaine, j’interviens, lundi, avec des femmes qui travaillent, exclusivement, le soga, sorte de toile écrue. Puis, j’anime un stage de 3 jours, à Fianarantsoa, au CEDII, un de nos partenaires organisateurs ; Il s’agit de la suite de la session de novembre 2009, avec des artisanes, chefs de file, des associations de la Région de Haute Matsiatra.

Un Conseil d’Administration Rouge Beauté s’est tenu aujourd’hui, le prochain aura lieu en avril.

A bientôt
Rosemarie Martin

dimanche 7 février 2010

Toujours à Fianarantsoa

Mercredi, je suis allée chercher, à la campagne, pour le stage qui aura lieu la semaine prochaine, des fibres naturelles appelées "forona", on m'avait annoncé une demi-heure aller-retour mais j'ai quand même marché pendant trois heures..., en tout cas, c’est une très belle région! (Cf. la photo ci-contre).

Sur la vue de Fianaransoa, que j'ai prise ce matin, dimanche (ce qui explique les magasins fermés), vous pouvez voir deux petites constructions, sur le côté gauche de la rue, l'une blanche et l'autre, derrière, verte, au niveau du 4/4, ce sont de "petites maisons", il y en a beaucoup dans la ville si on regarde bien. La pauvreté s'accroît.

Après demain, je pars donc travailler pour une petite semaine à Masoabe, petite commune à une vingtaine de Km de Fianarantsoa, je suis contente de découvrir cette région peu à peu.

La suite au prochain message...

Rosemarie Martin



vendredi 29 janvier 2010

De retour à Fianarantsoa

Chers amis,

Je suis de retour à Fianarantsoa depuis une petite semaine.

C’est une ville, de 160000 habitants, située à 415 Km d'Antananarivo. Capitale royale des Betsileo, Fianarantsoa, est la porte du Sud de Madagascar. Centre commercial et carrefour routier, Fianarantsoa est reliée par le chemin de fer (le seul qui fonctionne encore à Madagascar pour tout le monde) à Manakara sur la côte est. La région, de Haute Matsiatra, située à 1200 mètres d'altitude sur les hauts plateaux de la région du Betsileo, cultive le tabac, le riz, le raisin et le café. Elle possède également des fermes spécialisées dans l'élevage du bétail, des savonneries et des huileries. Les industries locales reposent sur le traitement du riz, le conditionnement de la viande de bœuf, la fabrication de briques et le travail du bois. C'est aussi ici que l'on produit le meilleur vin de l'île. Fianarantsoa est considérée comme le centre intellectuel de Madagascar, son Université est réputée. Malgré cette présentation alléchante, Fiananantsoa souffre énormément de la crise

J’ai consacré cette première semaine à des démarches administratives incontournables et à l’organisation de la session, ici, jusqu’à fin février. Je vais, comme la dernière fois, encadrer des artisanes-relais, chefs de file de diverses associations régionales, dans le cadre de la convention en cours, Région de Haute Matsiatra / RougeBeauté. J’envisage également de partir travailler, vers le 9 février, pour quelques jours, avec l’une de ces associations située dans une commune environnante. Je n’oublie pas, non plus, le petit groupe d’artisans handicapés avec lesquels j’ai déjà entamé une activité en novembre dernier.

À bientôt, pour la suite…

Rosemarie martin

vendredi 15 janvier 2010

Majunga

Chers amis,

Comme vous le savez, je suis à Majunga depuis le 21 décembre 2009. En ce moment, c’est la saison des pluies, ce sont des trombes d’eau qui s’abattent pendant des heures. Par moments, j’ai l’impression que le ciel va me tomber sur la tête… et pourtant, il faut que je m’estime heureuse car sur la côte est c’est pire !

Majunga (250 000 habitants) donc est une ville située sur la côte ouest, plutôt au nord. C’est une cité très cosmopolite, aux influences africaines et orientales, 3ème ville de Madagascar. Majunga est aujourd'hui le deuxième port de Madagascar et le premier port de la cote ouest. La ville comporte une usine textile, des pêcheries pour la crevette, le thon et les langoustes (flotte étrangère), une industrie sucrière, une savonnerie et une cimenterie. Majunga c'est aussi un centre administratif et universitaire.

Le principal partenaire, local, de Rouge Beauté est la congrégation catholique Relijiozin'ny Fo Masin'i Jesoa sy Maria (installée à Madagascar depuis 1952). Le premier groupe avec lequel je travaille est constitué d’une dizaine artisanes, il a été décidé avec Bé-Thérèse, notre relais local, de faire démarrer le projet avec un petit effectif. Ce sont des femmes de milieu urbain, leurs spécificités sont très diverses, l’une des femmes s’est jointe au groupe pour ses qualités de vendeuse, une autre est pleine de ressource quant à la recherche de débouchés commerciaux, les techniques artisanales vont de la vannerie à la couture en passant par le crochet. Mais leur production dominante est la vannerie en fibre de raphia et de Satrana.

Cette semaine, un deuxième groupe, d’une quinzaine de femmes, m’a demandé d’intégrer Rouge Beauté, elles sont de Belinta, un petit village de pêcheurs au nord de Majunga, elles travaillent surtout dans le domaine de la vannerie, elles aussi.

Avec ces deux groupes, nous nous lançons dans la production de prototypes de photophores, abat-jour, rideaux de « perles », pochettes pour dames, sacs de voyage, voire malles… Ne nous emballons pas, pour l’instant, rien n’est terminé, mais ça le sera, si tout va bien, pour mon retour ici début mars. Il me reste encore une séance à faire lundi avec le groupe de Majunga-ville avant de repartir vers Fianarantsoa.

À suivre

Rosemarie

lundi 11 janvier 2010

Rouge Beauté... L'aventure continue en cette nouvelle année

Chers amis

Voici maintenant 3 mois que le projet Rouge Beauté (Mena Tsara) suit son cours à Madagascar. Je suis actuellement à Majunga depuis le 21 décembre. Entre temps, je suis passée par Ambatoroa à Sainte-Marie, vous trouverez, bientôt, ci-contre, un petit diaporama, qui montre les artisanes Rouge Beauté en action et leur production ancienne et nouvelle. La petite case que vous pouvez voir au fond ou toute seule est ma maison chez Antoine à Ambatoroa. Le séjour sur l’île de Sainte-Marie s’est bien passé. Nous avons offert une machine à coudre manuelle (il n’y a pas d’électricité au nord de l’Île) et un téléphone portable avec du crédit afin que le groupe puisse communiquer avec nous et ses partenaires.

Les prototypes produits durant ces deux semaines me semblent intéressants, nattes, pochettes, lampes, et photophores... avec l’utilisation de nouvelles fibres comme la fougère commune. Reste le problème de la diffusion, elles ne sont pas dutout commerçantes, il faut donc qu’elles délèguent cette partie. Leur production est quand même présentée chez Antoine dans la salle de restaurant (avec de belles étiquettes Mena Tsara _ rouge beauté_), bien sûr, il y a des ventes mais ce n'est pas suffisant. Elles vont trouver également quelqu'un pour démarcher auprès des hôtels-restaurants pour les luminaires et je leur ai fait une avance pour confectionner une pancarte à mettre dans le village et peut-être une autre chez Antoine... Je vais, bien sûr, rapporter des prototypes lorsque je vais revenir en France, pour deux mois, en juin. Si certains d’entres-vous ont des idées de débouchés, n’hésitez pas à faire vos propositions…

À bientôt sur ce blog.

Rosemarie

samedi 24 octobre 2009

Des nouvelles du démarrage de Rouge Beauté à Madagascar

Chers adhérents et amis,
Voilà le projet démarre enfin sur place, cela va faire bientôt un mois que je suis ici, un petit point de la situation s'impose : après quelques jours passés à Antananarivo pour l'obtention du Visa, je suis allée lancer le groupe de Majunga qui ne me reverra maintenant que vers le 20 décembre. J'ai donc rencontré ces femmes, ce groupe d'une douzaine de personnes est très diversifié au niveau des compétences et des types d'artisanat exercés, la vannerie, la couture, la broderie et le crochet... nous avons mis en place un calendrier et après discussion avons posé les priorités pour le groupe à savoir : l'esprit de cohésion, la diversité dans la production et la recherche systématique de petit débouchés commerciaux. A partir de nouvelles idées créatives qui ont germées lors de la rencontre (notamment, en utilisant des matériaux de récupération tels que des liens en plastique coloré présents en quantité sur le port) ces femmes vont continuer leur travail dans un nouvel esprit en attendant que je revienne fin décembre, là, nous ferons le point et commencera la formation effective.
En ce moment, je suis à Fianarantsoa, sur les hauts plateaux, dans la région Haute Matsiatra, le projet prend une tournure davantage en lien avec les institutions territoriales car nous sommes en train de rédiger une convention entre la région, quelques unes de leurs associations locales et Rouge Beauté. Etant donné la diversité des filières artisanales représentées par différents groupes, l'urgence est plutôt de former ce que nous appelons dans le projet Rouge Beauté des artisane-relais, c'est à dire une ou deux femmes par groupe chargées de faire le lien avec moi par le biais d'internet, de mener le grouper et transmettre la formation qu'elles ont reçue.
Je reste à Fianarantsoa jusqu'à fin novembre pour me diriger sur Sainte-Marie à Ambatouro où le projet est déjà lancé depuis juillet.

A suivre...

Rosemarie martin pour Rouge beauté







dimanche 6 juillet 2008

Rouge Beauté... L'aventure est lancée

Chers associés, chers contributeurs, chers amis,

Après plusieurs mois de préparation et la constitution d'une "équipe de choc" et une grande soirée de lancement... Madagascar est à l'horizon.


Vous trouverez dans ces pages l'essentiel de ce que vous souhaitez savoir sur cette association.
Engagement, culture et solidarité sont les maitres mots d'un projet auquel vous êtes toutes et tous invité à participer.

L'équipe de Rouge Beauté